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Mon histoire et le slow living




Je travaille dans le domaine de la relation d’aide depuis 14 ans. Depuis plus d'une décennie j’accompagne des gens qui vivent avec de l’anxiété, entre autres, et pourtant ça n’empêche pas que j'ai déjà souffert d’anxiété, moi-même. Ça reste un défi dans ma vie par moments. En pensant au sujet de cet article, j’ai réalisé que c'est lorsque j’ai changé de mode de vie ça que l'anxiété a beaucoup diminué pour moi.



Avant, j’étais la fille qui avait trois jobs tout en complétant sa maîtrise. J’étais celle qui allait s’entraîner trois fois par semaine, qui faisait du bénévolat et qui voulait que sa maison soit impeccable. J’étais celle qui avait une "to do list" en permanence dans sa tête et de grosses attentes par rapport à ce qui devait être terminé avant que je m’autorise à me coucher le soir.



À un moment donné, je suis devenue tellement malade, épuisée, stressée et débordée que j’ai dû arrêter. Je n’avais plus le choix. Et, plus tard dans ma vie, je suis devenue maman et j’ai eu la chance de comprendre et de ressentir un besoin immense de ralentir pour profiter davantage de la vie.


Je voyais ce petit être dont j’avais désormais la responsabilité et j’ai eu une envie folle et irréversible d’arrêter la vie, un peu.



À ce moment, j’ai compris que cette période de ma vie (la vie de famille) allait passer bien assez vite et qu’il était impératif que je n’empire pas la situation en courant sans cesse (après quoi, au juste?).



Et j’ai découvert que depuis que j’ai des enfants je pratiquais, sans le savoir, le slow living. Mais ce n’est pas toujours facile, ni naturel!





Le Slow Living, c’est quoi?


Le slow living est une approche qui découle du slow food, apparu dans les années 1990 afin de contrecarrer le fast food. Le slow living, qu’on pourrait traduire comme “vie lente”, ou “vie pleinement consciente”, est une approche qui nous invite à ralentir afin de mieux vivre.



Tout est rapide de nos jours. Les déplacements, les conversations, les repas, les résultats, les communications, etc. On veut avoir tout, tout de suite. On veut accomplir plus de choses pour pouvoir en faire toujours plus! Et ce cercle vicieux nous emprisonne. Car avec le fast living vient stress, anxiété, problèmes de santé, problèmes relationnels, problèmes familiaux, et autres.



Pour moi, toujours essayer de satisfaire aux exigences de la société m’obligeait à être dans le fast living et m’occasionnait énormément de stress et d’anxiété. Ma vie était une course contre la montre et un de mes buts étaient d’atteindre mes objectifs et d’accomplir, d’accomplir, d’accomplir!





Cet hiver, je vous mets au défi d’essayer le slow living, juste pour essayer.


Depuis que je suis maman, j’ai été séduite par le slow living. Je ne coure pas sans cesse dans les magasins et les boutiques, je n’inscris pas mes enfants à des tonnes de cours, je n’aspire plus à ce que ma maison soit toujours propre et rangée. On a même choisi l’éducation à la maison en grande partie parce qu’on est une famille slow… lente!


On aime ça prendre notre temps. Prendre de longs repas. Discuter. Danser, chanter et “perdre notre temps” des fois. Même ces expressions-là, “perdre notre temps” et “gagner du temps”, méritent d’être exclues de notre vocabulaire.



Le temps ne peut pas être perdu, ni gagné. Le temps ne peut qu’être savouré, apprécié et vécu!


Comme maman, je trouve l’approche du slow living absolument merveilleuse.


Je sens que je profite de mes enfants, que je savoure leur présence (pas toujours, mais presque!), que je peux mettre mes énergies sur l’essentiel et sur ce qui plaira vraiment à notre famille.



En adoptant le slow living, j’ai plus de temps pour saisir les moments uniques et éphémères et me mettre en mode “observatrice”.



Je ne me sens plus coupable de ne rien avoir au programme quelques journées par semaine. Je sais que nous aurons amplement de choses à faire et surtout de choses à vivre. Ces moments vécus dans la lenteur font de nous des gens ouverts à ce que la vie a à offrir!



En tant qu'accompagnante à la parentalité et ex-maman anxieuse, je suis convaincue que vivre plus lentement est une clé importante de la guérison de l’anxiété et de plusieurs autres maux de l'existence. Vivre dans le moment, en diminuant nos attentes et en mettant toute notre attention sur ce qu’on fait, nous force à ignorer un peu le passé et le futur qui sont des sources d’anxiété.


Vous remarquerez que dans le présent il n’y a presque jamais de source d’anxiété.



Voici quelques idées à essayer cet hiver afin de goûter au slow living et possiblement l’adopter!



1. Commençons par nous rappeler la différence entre “être” et “faire”. Ce que nous sommes réellement n’a rien à voir avec les choses que l'on réussit à accomplir. Permettons-nous donc d’être bien, de nous détendre, de profiter du soleil sur notre peau et des flocons dans nos cheveux.



2. Développons de la compassion envers nous-mêmes! N’est-ce pas une occupation exigeante que d’être maman? Apprécions donc les moments en pyjamas, à prendre notre thé ou notre café, et les minutes passées à dorloter nos enfants et à les bercer ou les tenir dans nos bras. Faisons des efforts pour allonger ces moments précieux comme si on avait toute la vie devant nous.



3. Faisons exprès pour marcher lentement. Oui, oui!!! Essayez-le au moins! Même si nous ne sommes pas complètement détendues, faire semblant de l’être en marchant lentement, en parlant plus lentement, et en prenant notre temps envoie un message à notre cerveau qu’il n’y a pas tant de raisons d’être stressées. Et en plus, nous dégagerons peut-être une énergie calmante et zen autour de nous!



4. Cet hiver, si nous devons nous fixez des objectifs, essayons que ce soient des objectifs simples! Pas besoin d’avoir 10 projets pour les fins de semaines. Nul besoin de vouloir faire toutes ces activités durant la période des Fêtes.




Voici quelques exemples d’activités slow living.


  • Achetez-vous des trucs pour faire des desserts-maison et faites toutes les étapes avec vos enfants.

Demandez-leur qu’ils fassent la liste avec vous de ce qu’ils aimeraient pour leur gâterie. Ensuite, allez ensemble à l’épicerie faire les achats. Plus tard, faites ensemble le dessert. Et finalement, prenez le temps de déguster ensemble le résultat de votre travail!!! Je crois que les desserts-maison, comme les biscuits à la mélasse, devraient faire partie intégrante de l’hiver;


  • Écouter de la musique avec une couverture dans la salon;


  • Regarder vos enfants jouer aux légos ou dessiner;


  • Prendre une marche juste pour le plaisir, sans avoir de destination;


  • Passer beaucoup de temps à jouer avec votre enfant;


  • Se faire une liste de musique pour le temps des Fêtes (en famille, en prenant le temps d’écouter les pièces et de les choisir);


  • Sentir la neige, écouter le vent et profitez des belles joues rouges;


  • Manger lentement.





Dernière pensée. J’ai réalisé qu’il est important de ne pas se forcer à faire des choses que l’on n’aime pas. Les enfants sont flexibles et s’amusent et apprennent partout, avec peu. C’est donc à nous que vous devons penser davantage!



Que cet hiver soit lent et rempli de petits bonheurs.



Bon hiver!


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